LIRON EINI

 LIRON EINI 

PHOTOS @LIRONEINI 

Décris-toi en vitesse pour ceux qui ne te connaissent pas

 

Je suis une créative israélienne d’1m57 aux cheveux bleus, je suis une explosion de couleurs qui te donnera envie de changer ta sombre garde robe. Je passe mon temps à rechercher des marques émergentes dans le but de les aider financièrement et stratégiquement, et pour finir je suis follement addict aux Skittles.

 

J’ai vu que tu faisais la promotion de personnes créatives autour de toi, ce qui est rare sur Instagram, quel est ton objectif ?

 

C’était très difficile pour moi de me démarquer et de m’impliquer dans l’industrie de la mode, j’avais besoin d’une personne pour me pousser au-delà de mes limites. Je me sentais invisible et il m’a fallu du temps pour réaliser à quel point c’était facile d’être reconnue. Désormais, mon objectif est de partager mon expérience et d’aider les autres autour de moi, que ce soit dans l’utilisation des réseaux sociaux ou ailleurs.

 

Les gens talentueux me stimulent, que ce soit dans le monde de la musique, de la mode ou de l’art. Je veux voir les gens réussir, je veux être pour eux le mécène que je n’ai jamais eu.

 

Je suis en permanente recherche d’artistes émergents, et en dehors de quelques likes, j’investie sur eux en achetant leurs œuvres, vêtements ou livres dans le but de les soutenir financièrement. Ma chambre est remplie de tableaux et d’œuvres de personnes que j’ai trouvé sur Instagram et Twitter, ce qui m’a poussé au final à développer mon feed pour les représenter à ma façon. Je souffre aussi de dépression depuis longtemps et je regarde les choses un peu différemment, mon but est de rendre les gens heureux. Je veux qu’ils sachent qu’il y a quelqu’un qui croit en eux et qui voit leurs efforts. Je pense qu’une fois que j’ai adopté cette approche d’élever d’autres personnes, plus de gens feront de même autour de moi.

Si je te dis “FAKE” : à quoi penses-tu ?

 

A la culture de Hypebeast et je citerai Bobby Hundreds: “Il y a moins de sens à la culture maintenant, seulement les vêtements et le capital.’’ La plupart des jeunes qui entrent dans la mêlée sont attirés par la valeur financière des choses, et non aux relations ou à l’histoire. La magie du streetwear est de connecter le créateur au consommateur. Maintenant, on constate plutôt une connexion entre les consommateurs et l’argent.”

 

Ton feed Instagram et tes choix de tenues sont très colorées, d’où te vient cette obsession ?

 

J’ai toujours porté depuis l’âge de seize ans des tenues colorées et audacieuses. L’utilisation de ces couleurs vives est présente dans mes œuvres, car j’y trouve une sensation de calme qui me renvoi au plus profond de mes pensées. Mon feed en est le parfait exemple. Chaque publication, alignement de photo ou de couleur est étudié à la façon d’un gros puzzle dans le but de vous faire apprécier cette explosion de couleurs. Une sorte de grande galerie d’art que je peux partager avec tout le monde.

 

Avec tes cheveux bleus tu ressembles à une super-héroïne est-ce une perruque ? Si oui pourquoi ? As-tu une vie secrète ?

 

Tout le monde pense que c’est une perruque, mais ça ne l’est pas ! J’ai des cheveux épais de marocaine et je lègue ma chevelure à un grand salon de coiffure qui s’occupe de moi chaque semaine. Ce travail est hebdomadaire pour que le bleu ne s’estompe pas. Et peut-être que je me fais ça dans le but de cacher une double vie, une vie secrète comme tu dis ahahah !

 

Tu viens d’Israël, qu’en est-il de la mode et de l’art dans ton pays ?

 

Israël a la chance d’avoir des individus extrêmement talentueux qui essaient de réussir dans un pays où l’industrie de la mode n’existe presque pas. Ce qui fait que leur travail et leur capacité à innover sont toujours à un certain niveau. Ils veulent se faire remarquer par d’autres pays, parce qu’ils ne reçoivent pas le soutien dont ils ont besoin ici. Des dessins de mode imprimés en 3D aux vêtements traditionnels du Moyen-Orient, cela donne un mélange de haute technologie et de culture Israélo-Arabe qui définit parfaitement mon pays.

 

Des marques Israéliennes émergentes dans ton viseur ?

 

Muslin Brothers, Kesh Limited et Kuro Vero.

 

Qu’est-ce qui t’inspires le plus ?

 

Je suis autant touchée par l’art que par la musique, ça dépend de mon humeur journalière. Aujourd’hui, je me sens inspirée par l’art de Brockhampton et d’Erik Jones.

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